Des premiers hommages publics à la perpétuation du souvenir de l’ancienne élève…

 

Le collège de jeunes filles de Périgueux, lieu de souvenir emblématique

 

Dès 1946, l’ancienne directrice du lycée de Jeunes Filles de Périgueux, Mademoiselle GALANDY exprimait le souhait que l’établissement perpétue le souvenir de son ancienne élève morte en déportation. Ainsi écrivait-elle à la mère de Laure, le 11 février 1946 :

 

« Je n’osais plus vous demander des détails, je mesure l’effort douloureux qu’exige une lettre comme celle que vous m’avez écrite et je vous suis profondément reconnaissante de m’avoir mise au courant de tout ce que vous avez appris sur la dernière étape de votre héroïque Laurette. Oui c’est peu en vérité et l’on a peine à admettre qu’une belle et vigoureuse jeune fille n’ait résisté qu’un mois aux traitements qu’ont subi pendant dans années des femmes d’apparence chétive. Mais tant de rares survivantes n’ont connu que quelques semaines la joie de la libération et sont mortes après une lente agonie que l’on se prend à juger moins cruel le sort de votre enfant disparaissant brutalement, en pleine force…

Merci de m’avoir envoyé cette petite photo où je la retrouve si bien, avec tout ce que l’on sentait en elle de droiture intransigeante, de fermeté douce et inflexible. Je suis contente de l’hommage qui lui a été rendu à la faculté de Bordeaux. Je l’avais appris d’anciennes élèves. »

 

 

Les premières manifestations de la mémoire commencent dès 1947

 

Conformément à ce souhait, le 10 juillet 1947, une plaque commémorative est dévoilée pour la première fois dans le hall de son ancien établissement scolaire de Périgueux en présence de ses parents, des autorités du département et des élèves de l’établissement.

Les années 1960 viennent consacrer le sacrifice de Laure en déportation. En 1965, Charlotte DELBO publie son ouvrage sur le convoi du 24 janvier dans lequel figure une notice sur Laure Gatet.

C’est également à cette époque que le lycée de Jeunes Filles de Périgueux qui vient de faire peau neuve avec la construction de nouveaux bâtiments, décide de devenir le lycée Laure GATET.

 

 

Le collège de Jeunes Filles devient le lycée Laure Gatet

 

Le 1er février 1967 « Le Conseil d’Administration du Lycée, sur proposition écrite de Monsieur le Président de l’Association des Parents d’élèves du Lycée, adopte, à l’unanimité, le nom de LAURE GATET, ancienne élève du Lycée, morte en déportation au camp d’Auschwitz ».

C’est le 11 juin 1969 qu’un arrêté du Préfet de la Dordogne autorise le Lycée d’État de Jeunes Filles de Périgueux à porter officiellement le nom de « Lycée Laure GATET ».