La disparition.


Laure Gatet après sa disparition, fut isolée du monde. Sa famille ignorant tout de son silence va tout tenter pour découvrir les circonstances de sa détention en effectuant des recherches.


L'arrestation et l'angoisse due à l'incertitude sur le sort de Laure Gatet

 

Laure Gatet est arrêtée le 10 juin 1942 à Bordeaux. Sa tante, qui a assisté à l'arrestation se rend alors à la Kommandantur de Bordeaux installée dans l’hôtel Ballande, place Pey-Berland. Elle est introduite après 15 minutes d’antichambre, auprès d’un officier très poli qui, armé d’un dictionnaire, lui fait comprendre qu’il ne maîtrise pas parfaitement la langue française.

 

« Enfin après beaucoup d’explications assez en dehors de ce qui me préoccupait, de considérations sur la jeunesse impétueuse qui ne comprenait pas où était son intérêt, sur la parfaite organisation des prisons allemandes…, il prit son téléphone, causa en allemand avec quelqu’un au bout du fil, puis toujours à l’aide de son petit dictionnaire, me fit comprendre qu’elle était au fort du Hâ, très bien traitée, ayant le droit de recevoir des colis tous les lundis, et que je pourrais y aller le lundi suivant. »

 

A la prison de la santé, Laure Gatet reçoit encore des nouvelles de sa famille comme le montre ce témoignage de sa tante :

 

« J’appris par la suite comment sa vie était bien remplie à la Santé. Outre les nombreux romans policiers qu’elle pouvait lire, elle faisait aussi beaucoup de travail manuel que je lui mettais dans ses colis et, surtout, elle avait d’interminables causeries avec une personne qui était dans une cellule près de la sienne ».

 

Le contact fut rompu entre Laure et sa famille à partir du 24 janvier 1943

 

Des tentatives sont entreprises auprès des autorités de la croix rouge française pour obtenir des informations, mais en vain. Les autorités allemandes refusant la moindre transmission de message à destination des « internés civils ».

Jusqu’à la libération, l’espoir d’un possible retour demeure.