Détention de Laure Gatet :

 

 C’est par divers témoignages recueillis après guerre par ses proches notamment auprès de ses anciennes camarades de prison et de camp d’internement, qu’il nous est possible aujourd’hui de connaître quelles furent les étapes et les conditions de la détention de Laure GATET avant sa déportation vers le camp d’AUCHWITZ-BIRKENAU en janvier 1943.  

 

Des prisons de Bordeaux…

 

Après son arrestation, Laure est d’abord transférée à la caserne Boudet qui se trouve à peu de distance de son domicile. Elle est ensuite enfermée au fort du Hâ, où elle ne reste que trois jours «couchant par terre dans une partie pouvant abriter quatre prisonnières et où elles étaient douze».

 

Selon le témoignage du colonel FLEURET, soumise à l’interrogatoire, elle y fut « martyrisée » mais « garda le silence »

Pendant plusieurs semaines, la plus grande confusion règne quant au sort de Laure. Aucun des services contacté ne semble en mesure de dire où elle se trouve réellement.


…aux prisons de la région parisienne.


Laure GATET est transférée à la Santé où elle reste du 14 juin jusqu’au 12 octobre 1942. Sur le quai de la gare de Bordeaux, elle croise le regard de Jean CAYROL qui se souvient de son « attitude noble et fière » défiant du regard l’occupant

Le 12 octobre 1942, Laure GATET quitte la prison de la Santé pour celle de Fresnes, où elle reste jusqu’en janvier 1943. Pendant trois longs mois, sa famille reste sans nouvelles d’elle.

         Le 12 janvier 1943, Laure est transférée en autobus de la prison de Fresnes au fort de Romainville. En arrivant à Romainville, Laure retrouve celles qui avaient été ses voisines de cellules à la prison de la Santé comme Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER et Maï POLITZER.